Expositions au Musée de Pont-Aven
Le Musée de Pont-Aven revient sur l’histoire d’une œuvre iconique des collections du musée d’Orsay : Le Talisman de Paul Sérusier, étude de plein-air réalisée au Bois d’amour à Pont-Aven en 1888, « sous la direction de Paul Gauguin ».

L’exposition s’appuie sur les collections du Musée de Pont-Aven et du musée d’Orsay liées à l’école éponyme et aux Nabis, afin de retracer le contexte de création du Talisman, sa place au sein de l’Oeuvre de l’artiste, ses rapports avec celles de ses compagnons Nabis, ainsi que sa réception auprès des artistes et critiques de son époque et du XXe siècle.


Le Talisman de Paul Sérusier, une prophétie de la couleur
jusqu’au 6 janvier 2019

Icône de l’histoire de l’art et œuvre manifeste du synthétisme mis au point à Pont-Aven autour de 1888, Le Talisman a été très peu étudié, et sa légende a éclipsé la vérité. Organisée en partenariat avec le musée d’Orsay, l’exposition-événement marque le retour du tableau dans la petite ville bretonne où il a été peint, le replace dans le contexte particulier de sa création, et fait le point sur les dernières analyses scientifiques menées par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF). L’objectif ? Redécouvrir l’oeuvre, et tordre le cou aux idées reçues !
 
30 juin 2018 > 6 janvier 2019
Musée de Pont-Aven
 
Puis 29 janvier > 28 avril 2019
Musée d'Orsay

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"Le Talisman, L’Aven au Bois d’Amour" - Paul Sérusier.
© RMN - Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Musée de pont-aven
Place Julia
29930 Pont-Aven
Tél. : +33 98.06.14.43
www.museepontaven.fr

 

 

De l’Hôtel Julia au nouveau Musée de Pont-Aven.
En 1870, Julia Guillou (1848-1927) reprend l’hôtel de Madame Feutray, situé sur la place de Pont-Aven, où elle assurait le service. Il devient l’Hôtel Julia, passage obligé pour les artistes de toutes nationalités. Le lieu est réputé pour son accueil et pour la considération que la propriétaire porte au travail des artistes, si bien qu’en 1900 elle fait construire une annexe prestigieuse habillée de grandes et larges fenêtres - très caractéristiques des ateliers de peintres. L’hôtel ferme en 1938. Le nouveau Musée de Pont-Aven y est implanté et ouvert au public depuis le 26 mars 2016 après presque 3 ans de travaux. Il a pour vocation de faire connaître la vie artistique en Bretagne de 1850 à 1950. Créé sans collection, le musée rassemble aujourd’hui plus de 4500 oeuvres et documents d’archives. La collection actuelle est essentiellement consacrée aux artistes de l’École de Pont- Aven mais présente aussi des artistes héritiers du style initié par Paul Gauguin et ses amis.

 

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 Vue du jardin Filiger et de l’aile contemporaine. © M. Bodolec

 

 

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Une exposition est donc également un formidable point de départ pour visiter la région…

Il est extrêmement rare d’avoir la chance de pouvoir aller découvrir, juste après la visite d’une exposition, les lieux qui ont inspirés les tableaux accrochés aux cimaises. C’est l’une des grandes forces du Musée de Pont-Aven. D’autant que le paysage alentour a peu changé. Le musée est installé dans l’ancienne annexe de l’hôtel Julia qui accueillit les peintres au tournant du XIXe et du XXe siècles, le port et les bords de l’Aven sont tels que les a peints Gauguin.
 

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La chapelle de Trémalo, dissimulée à l’ombre des hêtres et des chênes centenaires, abrite toujours le Christ jaune en bois polychrome qui inspira à Gauguin l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre (conservé aux États-Unis, à Buffalo).

 

gauguin_christ-jaune1-803x1024.jpgPaul Gauguin, Le Christ jaune, 1889


Juste au dessus de la ville, le Bois d'Amour reste un délicieux endroit propice à la promenade et à la rêverie. Son histoire est liée à celle de la cité, en particulier grâce aux peintres, qui avaient choisi cette promenade en bordure de rivière comme motif.
 

En octobre 1888, sous la direction de Paul Gauguin, Sérusier réalise une petite étude de plein-air au Bois d'Amour. Le Talisman, paysage "synthétique" aux couleurs pures et aux formes simplifiées, devient rapidement une icône de l'histoire de l'art et l'œuvre manifeste du synthétisme, car elle annonce une nouvelle conception de la peinture : pure, autonome et abstraite.
 

Au Musée de Pont-Aven, une exposition évènement revient sur l'histoire de cette peinture phare des collections du musée d'Orsay. Exceptionnellement, le tableau revient sur les terres bretonnes qui l'ont inspiré. Une chance pour les visiteurs qui peuvent découvrir ce chef d'œuvre au musée et se rendre sur le lieu même où son histoire a commencé.


Les peintres de l’école de Pont-Aven ont également arpenté les environs, et immortalisé la campagne et les bords de mer autour du Pouldu (La Barrière fleurie ou Les Blés verts de Sérusier, Paysage rocheux de Filiger) ou de Concarneau, situés à quelques kilomètres seulement. L’exposition est donc également un formidable point de départ pour rayonner et visiter la région…

 

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Maurice Denis Les Hêtres de Kerduel ou Les Arbres verts - 1893
 
Huile sur toile H. 46 ; L. 43 cm Paris, musée d’Orsay, RF 2001.8 © RMN - Grand Palais (musée d’Orsay)

Maurice Denis, Les Arbres verts

Tout l’oeuvre de Maurice Denis est empreint d’un symbolisme incarné. À son observation du paysage, le peintre nabi ajoute une dimension spirituelle. Pour lui, les bois sont sacrés, et habités. Ici, par des figures d’âmes, silhouettes claires qui évoluent parmi les arbres verts qui s’élèvent vers le ciel, et se poursuivent au-delà du cadre du tableau. Par sa manière de traiter le paysage, entre charme et mystère, l’oeuvre s’inscrit dans la même veine que Le Bois rouge et le Paysage au ruisseau dans la forêt de Sérusier, ou Les Pins rouges de Georges Lacombe. La touche de mysticisme en plus !

 

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Après une visite de l’exposition au musée, pourquoi ne pas embarquer en vedette et poursuivre la découverte du Finistère ? À deux, ou en famille, il y a mille et une choses à faire, à voir, et à goûter...

Autour de la riviera Finistérienne, dans les pas des artistes

Une escapade à deux
Visiter le musée de la Pêche à Concarneau www.musee-peche.fr, lieu qui renferme de véritables trésors de pêche comme l’Hémérica, navire construit en 1957. Aujourd’hui installé à quai et accessible aux visiteurs du musée et considéré comme l’une des pièces majeures de la collection, il est le dernier né d’une série de 8 chalutiers construits aux Ateliers et Forges de l’Ouest à Saint-Nazaire. Ne ratez pas l’exposition Apparition de Yann Kersalé qui comprend une installation en salle et une mise en lumière de L’Hémérica la nuit. D’autres apprécieront de se détendre à l’hôtel de la Thalasso www.concarneau-thalasso.com, idéalement situé face à la mer.

 

Où dormir ?
À l’hôtel Les sables blancs à Concarneau pour un hébergement les pieds dans l’eau, ou encore au Manoir Dalmore à Névez, hôtel de charme et de caractère qui domine la côte de Port-Manec’h. Une nuit dans la nature pontavéniste en séjournant dans une chambre d’hôtes “cosy” à La Carri’air, à Pont-Aven.

 

Où déjeuner ?
Au Flaveur à Concarneau, où le jeune chef Cédric Rivière propose une cuisine régionale et moderne... Parents et enfants se retrouveront pour un déjeuner en toute simplicité à la Brasserie de l’Amiral à Concarneau.

Où prendre un verre ?​
Au trois mâts sur le port de Doëlan, pour un cocktail ou verre de vin accompagné des concerts régulièrement proposés. On s’arrête pour un verre détente au Passport à la pointe de Trévignon.

Où dîner ?
Au restaurant Ar Men Du à Nevez, pour admirer la vue et savourer la cuisine de Jean-Marie Le Guen qui travaille les produits de la mer. Au “3 buis” à Pont-Aven, pour la chaleur du lieu et de l’accueil.