Cet été, le Musée de la Romanité à Nîmes présentera l’exposition « L’Empereur romain, un mortel parmi les dieux », produite en collaboration avec le Musée du Louvre.
Du 12 juin au 20 septembre 2020, le public découvrira la première exposition française entièrement consacrée au culte impérial, pratique instaurée au Ier siècle av. J.-C. et qui conférait à l’Empereur romain l’étrange statut d’un mortel parmi les dieux.
Cette exposition est par ailleurs la première commissionnée par l'équipe de conservation du Musée de la Romanité depuis son ouverture en juin 2018.

Stele de Licinia Flavilla

Stèle de Licinia Flavilla et Adgennius Macrinus, deuxième moitié du Ier s. ap. J.-C., calcaire © musée de la Romanité.


Qu'est-ce que le culte impérial ? Qui en a été l'instigateur ? Pourquoi la figure de l'empereur a-t-elle été sacralisée ? Comment les honneurs impériaux se sont-ils manifesté dans le sud de la France, dans la province que l'on appelait la Gaule narbonnaise ?
Pour répondre à toutes ces questions, l'exposition s'appuiera sur 151 oeuvres, dont 31 prêtées par le Musée du Louvre. 50 oeuvres appartenant aux collections du musée de la Romanité, dont la majorité n'a encore jamais été présentée au public, seront restaurées et dévoilées pour l’occasion.
Par ailleurs, des dispositifs numériques ludiques et immersifs permettront de visiter la Rome d'Auguste, de revivre son apothéose au rang de divus, ou encore d'assister au rituel du sacrifice romain...

 

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Portrait d'Auguste © Ville de Saintes, Jean-Bernard Forgit
 

Auguste, fondateur du régime impérial..
Le parcours débutera par une présentation du premier empereur de Rome : Octavien, petit-neveu et fils adoptif de Jules César. Surnommé Auguste, il fonda en partie son pouvoir sur la sacralisation de sa fonction.
Cette première section permettra aux visiteurs de comprendre par quels moyens Auguste a utilisé son image et le culte autour de sa personne et de sa famille pour légitimer son pouvoir et ses actions à travers l'Empire. S'il n'a jamais été assimilé à un dieu de son vivant, l'exposition expliquera comment son élevation au statut de divus (divin) a constitué un enjeu politique majeur et marqué durablement l'Empire romain.

 

Honorer l'empereur en Narbonnaise...

Maison Carree .jpegMaison Carrée © Ville de Nîmes


La seconde partie du parcours montrera comment le culte impérial s'est manifesté en Gaule. À Narbonne, Béziers, Arles ou encore Vienne, plusieurs édifices témoignent encore aujourd'hui des hommages rendus aux empereurs : forum, théâtre, temple... L'exposition s'attardera également sur le culte domestique, une forme plus méconnue d'hommages privés.
 
À Nîmes, non loin du musée, deux édifices emblématiques d'époque augustéenne permettront aux visiteurs de prolonger l'exposition in situ : la Maison Carrée et l'Augusteum du site de la Fontaine.
Grâce à cette nouvelle exposition temporaire, l'originalité, l'importance historique et la portée politique de ces monuments religieux n'auront plus de secrets pour le public !

 

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Jardin de la Fontaine © Dominique Marck - Ville de Nîmes

 

 

AugusteAuguste © musée Saint Raymond à Toulouse, Jean-François Peiré

 

Musée de la Romanité
16 Boulevard des Arènes
30900 Nîmes
https://museedelaromanite.fr