Exposition Angela Grauerholz | Écrins Écrans​ jusqu’au 24 mars 2017 à Paris

 

AG-Floating.jpg

 

Angela Grauerholz a reçu en 2015 le prestigieux Scotiabank Photography Award, le plus important prix attribué chaque année à un photographe canadien parmi une liste très sélecte des artistes les plus réputés de la scène canadienne. Cette distinction a donné lieu, en 2016, à la publication, par l’éditeur allemand Steidl, d’un ouvrage majeur portant sur l’ensemble de l’œuvre de l’artiste. 

À cette occasion, qui marque un tournant dans la carrière internationale d’Angela Grauerholz, le Centre culturel canadien présente un ensemble de projets photographiques où mémoire individuelle et mémoire collective s’enchevêtrent en de somptueuses mais légèrement inquiétantes images. Écrins Écrans réunit une quarantaine d’œuvres exposées ici dans le dénuement d’impressions dépourvues de tout cadre. L’exposition se concentre sur le corpus des photographies couleur réalisées à partir de 2001, l’année de production d’un projet majeur, Privation, qui documente d’une manière saisissante les archives calcinées de la bibliothèque de l’artiste et marque symboliquement son passage à une technologie entièrement numérique.

2_fr.jpg
 

Par rapport aux travaux antérieurs - images rétives à la précision optique et à la clarté référentielle, réalisées en noir et blanc ou dans une monochromie de bruns renvoyant au passé sans pourtant s’y confondre mais plus encore à une conscience comme engourdie - les nouvelles images d’Angela Grauerholz redéfinissent lieux de mémoire, désir et intimité à partir des paramètres d’une relation désormais distanciée où l’œil du photographe semble avoir perdu quelque chose d’une relation privilégiée, sensible voire tactile, à l’objet du regard. Ici, la relation entre architecture et décor, les lieux de passage et d’attente, les dispositifs de dissimulation et de révélation invitent à voir tout en nous interdisant tous les accès. Dans toutes ces images, quelque chose émerge du passé, d’une histoire personnelle et de la mémoire collective. Mais ce qui frappe de ces lieux protégés est qu’ils exposent des plans (murs, écrans, sols) sur lesquels certes tout peut s’écrire, s’imaginer, se projeter, mais qui nous tiennent fermement au seuil, dans une proximité d’autant plus inconfortable qu’elle est marquée d’un interdit de voir et de pouvoir (entrer).

3_fr.jpg

Angela Grauerholz

Née à Hambourg, en Allemagne, en 1952, Angela Grauerholz vit et travaille à Montréal depuis 1976. Diplômée en design graphique de la Kunstschule Alsterdamm de Hambourg, elle a aussi étudié la littérature et la linguistique à l’Université de Hambourg et détient une maîtrise en beaux-arts (photographie) de l’Université Concordia de Montréal. Depuis 1988, elle enseigne à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal, où elle a été directrice du Centre de design de 2008 à 2012. Titulaire de nombreux prix, dont le prix d’excellence (Best of Best) de l’American Federation of Arts de New York pour son livre Lisette Model, publié par le Musée des beaux-arts du Canada en 1990, Grauerholz a travaillé comme graphiste pour de nombreux artistes et institutions artistiques du Canada.

L’exposition est organisée en partenariat avec la Galerie Françoise Paviot, Paris. Elle a reçu le soutien du Scotiabank Photography Award et de Steidl.

 

Centre culturel canadien
5, rue de Constantine 
75007 Paris 
t: + 33 (0)1.44.43.21.90 

www.canada-culture.org

 

Comment venir :
Métro : Invalides (lignes 8,13)
Bus : lignes 28, 49, 63, 69, 83
RER : Invalides (RER C)

Horaires : lundi au vendredi 10h-18h - fermé samedi/dimanche
Entrée gratuite